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ARCHIVES : Septembre 2013

Mardi 3 Septembre 2013

Communiqué commun

Les Fédérations CGT et FO de la banque appellent les salariés, dès maintenant, à s'organiser pour préparer les grèves et les manifestations interprofessionnelles le mardi 10 septembre 2013

Communiqué des organisations syndicales nationales

8 juillet 2013

CGT, CGT-FO, FSU, Solidaires

Les organisations syndicales CGT, CGT-FO, FSU, Solidaires se sont réunies aujourd'hui sur les questions des retraites, de l'emploi, des salaires, de l'avenir des services publics.

Après la Conférence sociale et les concertations de l'été, le gouvernement attend le mois de septembre pour donner les grandes mesures qu'il compte prendre.

Ses premières déclarations inquiètent les salariés, les retraités et les demandeurs d'emploi d'autant que le calendrier imposé est très resserré.

Les organisations syndicales ont déjà largement fait part de leur analyse sur le rapport Moreau et des mesures qu'elles ne sauraient accepter : tout allongement de la durée de cotisation, l'opposition public/privé, la sous indexation des pensions et des salaires portés aux comptes.

Pérenniser le système solidaire de retraite par répartition nécessite de réparer les injustices dues aux précédentes réformes. Il faut sortir des logiques qui ont diminué le niveau des pensions et créé des inégalités notamment entre les femmes et les hommes.

L'allongement de la durée de cotisation, déjà engagé, fixe des conditions inaccessibles aux plus jeunes dont la durée d'étude, de formation, de recherche d'emploi est allongée par rapport aux générations antérieures.

Le financement des retraites nécessite de construire des alternatives par l'apport de ressources nouvelles, tout particulièrement en améliorant le pouvoir d'achat des salariés et en créant des emplois. Il est urgent d'augmenter l'ensemble des salaires, du privé comme du public, ce qui impose d'en finir avec le gel du point d'indice et de revaloriser réellement le Smic.

Il est nécessaire de redonner confiance aux salariés, particulièrement aux jeunes générations dans le système de retraite solidaire.

Pour changer de cap et faire face à la situation, il faut rompre avec les politiques d'austérité.

Les organisations syndicales CGT, CGT-FO, FSU, Solidaires appellent à une journée nationale d'action
interprofessionnelle avec grèves et manifestations le 10 septembre 2013 pour ne pas laisser les propositions du Medef faire la loi et pour imposer d'autres choix au gouvernement.

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Mercredi 11 Septembre 2013

Retraite et handicap

RETRAITE LEGALE DES PERSONNES HANDICAPEES
L'allongement de la durée de cotisations pour bénéficier d'une retraite à taux plein va-t-elle concernée nos collègues handicapés ? Le gouvernement très soucieux de favoriser, c'est son discours, toutes les disponibilités d'emploi pour inverser la courbe du chômage serait bien et mieux inspiré en obligeant les entreprises à respecter les seuils d'embauche prévus par la Loi et que beaucoup ne respectent pas plongeant ainsi nombre de travailleurs handicapés dans une forme ou une autre d'assistanat, contribuant ainsi à augmenter les budgets sociaux. Les entreprises ne respectant pas la Loi DEVRAIENT être soumises à amendes de plus en plus fortes par année de récidive. Au CIC, non seulement, celle-ci n'est pas respectée, mais en plus, il nous a été proposé dans un accord d'entreprise que des « mesurettes » certes toujours bonnes à prendre mais sans aucun engagement sur l'embauche alors que le nombre de travailleurs handicapés est en perpétuelle diminution.
Si le gouvernement choisit de rallonger également la durée de cotisations pour les personnes handicapées, il ne prendra donc pas en compte toute la pénibilité au travail. En effet, plus que tout autre, les travailleurs âgés handicapés sont souvent fatigués et il serait bon pour une réforme juste de mettre des seuils à ne pas dépasser pour cette catégorie de travailleurs. Celui-ci pouvant être de 37,5 annuités de cotisations pour un âge de 60 ans.

Jean-Paul REVAULT

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Jeudi 12 Septembre 2013

Journée d'action du 10 septembre

Une journée de mobilisation qui va compter !
mardi 10 septembre 2013
La mobilisation de 370 000 salariés dans près de 200 rassemblements et manifestations, ce jour, démontre que les salariés et une majorité de la population de notre pays refusent une capitulation face aux exigences des marchés financiers qui veulent affaiblir, puis détruire notre système de retraite par répartition. La mobilisation d'aujourd'hui vient confirmer les sondages d'opinion de ces derniers jours pour exiger une autre réforme. Elle contredit l'échec annoncé par les défenseurs de cette réforme.

Les salariés ne se résignent pas à la baisse des pensions et à l'allongement de la durée de cotisations.

Après des cadeaux au Patronat de 20 milliards d'euros sous forme de « crédit d'impôts emploi compétitivité » (CICE), de loi, dite de sécurisation de l'emploi qui sécurise les offensives patronales contre les droits et les salaires des salariés, une cinquième réforme des retraites en vingt ans s'inscrit dans la logique de l'allongement de durée de cotisations comme unique réponse à apporter.

Même si des propositions ont été prises en compte, comme la validation des années d'apprentissage et la création d'un dispositif prenant en compte la pénibilité, le projet de loi qui sera présenté le 18 septembre prochain au Conseil des ministres, doit être réécrit. Il demeure un projet injuste et économiquement inefficace.

Les milliers de grévistes et de manifestants ont affirmé que d'autres solutions sont possibles pour l'avenir. Augmenter les salaires, revoir les exonérations de cotisations sociales patronales et développer l'emploi? sont autant d'exigences à gagner pour financer notre système de retraite et de protection sociale.

La CGT va créer toutes les conditions avec les autres organisations syndicales et de jeunesse pour élargir la mobilisation dans les prochains jours.

D'ores et déjà, elle appelle les jeunes salariés à se mobiliser avec les organisations de jeunesse le 18 septembre 2013, jour du Conseil des ministres.

Montreuil, le 10 septembre 2013

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Lundi 16 Septembre 2013

La NVO fait sa rentrée !

Le magazine de la Cgt

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Entretien avec Thierry Lepaon.
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Lundi 30 Septembre 2013

Retraites: la CGT interpelle les parlementaires

Réforme des retraites
La CGT interpelle les parlementaires
vendredi, 27 septembre 2013 / Frédéric Dayan

Le secrétaire général de la CGT s'est adressé par un courrier aux parlementaires qui vont examiner le projet de réforme des retraites à partir du 7 octobre.
Il y renouvelle la demande faite au Premier ministre d'une négociation tripartite entre syndicats de salariés, organisations patronales et le gouvernement.
"Le projet qui vous est soumis est injuste et inéquitable", souligne Thierry Lepaon, "car l'allongement de la durée de cotisation va pénaliser en particulier les jeunes et les femmes, et, en éloignant la perspective d'une retraite complète, viendra encore dégrader le montant des pensions."
Il est inéquitable "car il fait peser l'ensemble des efforts de financement sur les salariés et les retraités" .
Enfin, le secrétaire général de la CGT rappelle les propositions que la confédération met en débat notamment en ce qui concerne une nécessaire réforme en profondeur du financement du système de retraite.

Lettre ouverte du secrétaire général de la CGT aux parlementaires
Mesdames et Messieurs les Parlementaires,

Vous allez examiner à partir du 7 octobre le projet de loi portant réforme de notre système de retraite. Ce projet a été précédé, du 5 juillet au 26 août, par une consultation en bilatérales des acteurs sociaux.

Pour la CGT, la question de nos retraites, et plus largement de notre système de protection sociale, concerne l'ensemble des salariés et des citoyens, et doit donc faire l'objet d'un large débat de société. C'est pour cette raison que nous avons demandé à ce que la réforme des retraites fasse l'objet d'une négociation tripartite entre syndicats de salariés, organisations patronales et le gouvernement.

Dans un courrier du 26 août dernier, j'ai rappelé cette demande au premier Ministre, ainsi que les propositions de réforme et de financement portées par la CGT.

Cette demande n'a malheureusement pas été entendue et le projet de loi qui vous est soumis ne correspond ni aux attentes de la majorité des salariés, ni aux propositions de la CGT. La journée de mobilisation du 10 septembre, comme les multiples sondages d'opinion sont venus le rappeler : les salariés attendent une autre réforme des retraites. Les salaires et l'emploi sont au cœur des réponses à apporter.

Le projet qui vous est soumis est injuste et inéquitable.

Injuste car l'allongement de la durée de cotisation va pénaliser en particulier les jeunes et les femmes, et, en éloignant la perspective d'une retraite complète, viendra encore dégrader le montant des pensions.

Inéquitable car il fait peser l'ensemble des efforts de financement sur les salariés et les retraités. Les salariés voient leurs cotisations augmenter, les retraités leur pouvoir d'achat baisser une nouvelle fois du fait d'un report supplémentaire de 6 mois de la revalorisation annuelle des pensions. Le patronat, par contre, a obtenu une compensation immédiate et intégrale de l'augmentation des cotisations.

Cette réforme va donc encore une fois répondre aux injonctions du MEDEF au détriment des revendications des salariés et retraités. Elle tourne le dos aux objectifs de justice sociale.

Lors de la précédente réforme des retraites, en 2010, de nombreux parlementaires s'étaient mobilisés pour défendre le droit à la retraite à 60 ans et prouver qu'une autre réforme était possible. Nous attendons donc beaucoup du débat parlementaire.

Ainsi, nous vous rappelons ce que la CGT entend porter dans ce débat :
Rétablir l'âge d'ouverture des droits à 60 ans, avec une retraite d'au moins 75% du salaire d'activité pour la majorité des salariés et au moins égale au SMIC (que la CGT revendique à 1700 euros),
Tenir compte de la pénibilité par des mesures d'anticipation d'âge avant 60 ans,
Assurer l'égalité entre les femmes et les hommes,
Assurer une retraite de haut niveau pour le plus grand nombre et en particulier les plus jeunes d'entre nous.

Pour financer le rétablissement et l'extension des droits constitutifs d'une retraite satisfaisante pour toutes et tous, nous proposons une réforme du financement des retraites :
Revoir le calcul de la cotisation employeur de sorte de la moduler en fonction de la politique salariale et d'emploi et de la part des salaires dans la valeur ajoutée de l'entreprise,
Créer une contribution sociale sur les revenus financiers des entreprises, au même taux que les cotisations assises sur le travail. Cette mesure permettrait de dégager 20 à 30 milliards d'euros par an,
Assoir l'assiette des cotisations sociales sur l'ensemble des rémunérations (primes, intéressement, participation ?).

Deux mesures complémentaires permettraient de rétablir l'équilibre budgétaire à l'horizon 2020 :
Revenir sur les 200 milliards d'euros d'aides publiques aux entreprises, notamment en supprimant les exonérations de cotisations sociales qui n'ont pas montré d'efficacité en matière d'incitation à l'emploi stable. Celles-ci s'élèvent aujourd'hui à près de 30 milliards d'euros par an,
Atteindre l'égalité salariale entre les femmes et les hommes, ce qui permet d'augmenter les ressources du système de 10 milliards d'euros aux horizons 2020.

Nous sommes à votre disposition pour toute rencontre qui serait l'occasion de vous exposer nos propositions.

Je vous prie d'agréer, Mesdames Messieurs les Parlementaires, mes salutations les meilleures.

Thierry Lepaon
Secrétaire général de la Cgt


Précisions complémentaires accompagnant la lettre aux parlementaires
Le projet de loi est injuste et inéquitable.

Injuste :
La durée moyenne d'activité sur une vie est de l'ordre de 35 années (Eurostat). Les études de la Drees montrent par ailleurs que la durée validée à 30 ans a baissé de 10 trimestres entre les générations 1950 et 1974. Il y a donc tout lieu de penser que les générations qui vont atteindre l'âge de la retraite ces prochaines années auront des difficultés croissantes pour atteindre les durées qui leur seront exigées. Dans le même temps, les entreprises ne changent pas leur attitude vis-à-vis des salariés âgés. Elles font feu de tout bois pour s'en débarrasser en recourant notamment de plus en plus aux ruptures conventionnelles. Il est donc illusoire de considérer que les salariés travailleront plus longtemps. Il en résultera un abaissement significatif des pensions à la liquidation, en particulier par l'application de la décote (-1,25 % par trimestre manquant).

Inéquitable :
La cotisation des salariés va augmenter alors que les droits vont se réduire. Si nous ne sommes pas opposés sur le principe à une augmentation des cotisations, elle doit selon nous être soumise à deux conditions : une amélioration de la situation salariale afin qu'il n'y ait pas de conséquences négatives en termes de pouvoir d'achat, une amélioration des droits futurs. Après un premier coup porté à leur pouvoir d'achat du fait d'une revalorisation au 1er avril plutôt qu'au premier janvier, le report de la revalorisation au 1er octobre signifierait un nouveau recul important pour les retraités actuels et futurs. Pour une pension de 1000 € mensuel, et sur la base d'une revalorisation au 1er avril 2014 de + 1,3 % (Conseil d'orientation des retraites ? COR), le manque à gagner sur une année est déjà de 40 €. En passant au 1er octobre, il serait de 78 € supplémentaire, soit 118 € au total. A noter que cette baisse relative de la pension serait effective chaque année. En 2015, sur la base d'une inflation à 1,75 % (COR), la perte annuelle serait de 160 €. Contrairement à ce que dit le gouvernement, cette baisse va toucher les petites pensions. Seules seront exclues les personnes percevant l'allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA).

Les propositions que la CGT entend porter dans ce débat :
Rétablir l'âge d'ouverture des droits à 60 ans, avec une retraite d'au moins 75% du salaire d'activité pour la majorité des salariés et au moins égale au SMIC (que la CGT revendique à 1700 euros). Pour y parvenir, il importe de :
Rétablir le calcul des pensions sur les 10 meilleures années. A noter que le passage aux 25 meilleures années a lourdement pénalisé les femmes.
Revaloriser les salaires portés au compte sur la base de l'évolution du salaire moyen.
Revaloriser les pensions sur la base de l'évolution du salaire moyen.

Tenir compte de la pénibilité par des mesures d'anticipation d'âge avant 60 ans.
Cette partie du projet de loi peut donner lieu à de sérieuses améliorations :
En supprimant la limitation du nombre de points pour chaque compte prévention de la pénibilité.
En considérant que les points acquis ne peuvent être diminués du fait du suivi d'une formation professionnelle.
En corrigeant le dispositif de contrôle prévu de sorte que celui-ci ne soit effectué que par des organismes de sécurité sociale avec les moyens suffisants.
En prévoyant des modalités de contrôle confiées aux organisations syndicales ou IRP compétentes.
En faisant en sorte que la conversion points ? trimestres se traduise par des trimestres d'anticipation de départ avant 60 ans et de bonifications. Pour une exposition de 20 ans et plus ou une exposition multiple d'une durée inférieure, le droit à retraite doit être ouvert dès 55 ans (voire moins dans certaines professions). Des mesures particulières doivent être prises pour les salariés de plus de 50 ans afin qu'ils puissent également bénéficier d'un départ avant 60 ans.

Assurer l'égalité entre les femmes et les hommes

Outre le retour aux 10 meilleures années, les droits familiaux peuvent être améliorés et participer ainsi à de meilleurs niveaux de pensions pour les femmes. Néanmoins, l'essentiel est de privilégier les dispositions qui vont améliorer les droits propres des femmes, à commencer par l'égalité salariale et de carrière entre les femmes et les hommes.

Concernant les apprentis
La mesure de validation des trimestres est positive, mais celle-ci doit impérativement faire l'objet d'une application rétroactive à compter de 2011.

La proposition d'abaisser de 200 h à 150 h la rémunération permettant de valider un trimestre : une fausse bonne idée.
Certes, cela permettra à des salariés précaires de valider des trimestres alors qu'ils ne peuvent le faire actuellement, mais elle est aussi une incitation à développer encore plus la précarité. Et les salaires portés au compte de ces trimestres lorsqu'ils seront pris en considération dans les 25 meilleures années contribueront à la faiblesse des pensions servies !
Par ailleurs, en instaurant un plafonnement mensuel, on empêchera certains salariés dans des activités spécifiques qui pouvaient valider 4 trimestres, de continuer à le faire.
Le calcul des trimestres sur 2 années, est très compliqué. Pour lutter contre la précarité, la CGT demande qu'il n'y ait pas de contrat en dessous de 17h, et que les salaires concernant de très petits contrats ou des temps partiels soient cotisés comme temps plein par l'employeur.

Assurer une retraite de haut niveau pour le plus grand nombre et en particulier les plus jeunes d'entre nous.
Le niveau de pension est étroitement lié aux salaires de la carrière ainsi qu'à sa durée. Cette durée s'est considérablement réduite du fait de formations initiales plus longues, mais également du fait de la précarité qui affecte lourdement les jeunes au moment de leur arrivée dans le monde du travail.
Il est possible de remédier à cette situation en reconnaissant les années d'études et de précarité comme des périodes de travail. C'est une condition incontournable pour permettre aux générations qui vont atteindre l'âge de la retraite ces prochaines années d'accéder dès 60 ans à une retraite convenable.


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Robert AMIABLE

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